Re-animator

Re-animatorUn an à peine, et c’est déjà une légende ! Découvert à Cannes au Festival 85, immédiatement révélé par le Prix très spécial, Grand prix du Festival de Sitges, film-culte aux USA dès sa sortie, «Re-animator» est incontestablement le must du gore. Le scénario s’inspire d’une nouvelle de Lovecraft dont le héros, un étudiant en médecine complètement barjot, a inventé un sérum qui redonne vie aux cadavres… Une idée lumineuse, qui permet ici un véritable déchaînement comico-horrifique. Le «Re-animator» s’en donne à cœur joie, ranime un chat mort qui devient fou furieux, écume la morgue. Un professeur veut lui voler l’invention, on s’entretue, on s’entre-ressuscite, les zombies en folie envahissent le campus, c’est le délire, et surtout c’est le mariage de l’épouvante, du burlesque et du sexe. Le dénouement atteint des sommets inégalés : il faut le voir pour y croire ! Et la vidéo c’est encore mieux pour le gore : arrêts sur l’image, retours rapides. à vous de jouer avec vos télécommandes ! Abominable, non ?

Réincarnations

RéincarnationsGary A. Sherman est un des jeunes réalisateurs américains spécialisés dans le film d’action musclé. Après un «Métro de la mort» très sanglant et un policier très musclé intitulé « Descente aux enfers », voici ce « Réincarnations» qui ne lésine pas sur les effets spéciaux horrifiques. Une paisible bourgade californienne plonge dans le cauchemar lorsque les morts reviennent à la vie pour agresser les vivants. Même si le scénario est signé par le tandem Ronald Shusett-Dan O’Bannon à qui l’on doit le très «premier degré» «Alien» (Dan O’Bannon a aussi réalisé un très tonique «Retour des morts vivants»), «Réincarnations» joue la carte de l’ambiguïté. Où le héros se situe-t-il ? Dans le réel ou le fantastique ? Dans le monde des vivants ou dans celui des morts ? Peu de thrillers d’épouvante parviennent à préserver cette subtilité d’approche toutes gardant leur complète efficacité dans les scènes d’action et de suspense. Dans la lignée des John Carpenter ou des Brian de Palma, Gary A. Sherman est un talent à surveiller.

Runaway, l’évadé du futur

Michael Chrichton est un homme de lettres et de sciences passé au cinéma. Ses scénarios sont toujours soigneusement construits autour d’un postulat scientifique. Chrichton aime dénoncer. Selon lui, l’homme joue à l’apprenti-sorcier avec les robots («Mond-west»), avec la vente d’organes humains («Morts suspecte»), avec les nouvelles images («Looker») et maintenant avec la micro-informatique («Rusa-way« ). Dans un futur très proche, le sergent Jack Ramsay est chargé de mettre hors d’état de nuire les robots domestiques déréglés, qui prennent des initiatives dangereuses. Dans sa chasse, Ramsay découvre qu’un savant fou et mégalomane nommé Luther glisse des puces dans les machines Our les transformer en engins meurtriers…Runaway, l'évadé du futur Le scénario n’est pas le plus subtil que Michael Chrichton ait imaginé, mais le cinéaste s’est réservé quelques moments de suspense particulièrement spectaculaires et éprouvants pour les nerfs : Ramsay fuyant devant des micro missiles thermo guidés ou coincé dans un élévateur d’immeuble en construction et ana-que par des araignées électroniques et mortelles. Préparez-vous donc à bondir sur votre fauteuil. Amusant et palpitant comme une bande dessinée de science-fiction, naïve et roublarde, «Runaway, l’évadé du futur» est mené avec l’humour et l’efficacité qu’on lui connaît par… Tom Selleck, alias Magnum.

Horror terminal

«Horror terminal» a toute une histoire derrière lui… A l’origine, il y a un téléfilm en deux parties de 200 minutes, adaptant le best-seller de Stephen King «Salem» («Salem’s lot»).Horror terminal En France, nous avons pu voir, sur les écrans, une version cinéma du film (ne durant que 112 minutes, mais contenant des plans de violence plus explicites et absents de la version TV), sous le titre «Les vampires de Salem». La cassette, qui nous est présentée sous le titre «Horror terminal» le réalisateur Tobe Hooper (et non Denis Hooper, comme l’indique injustement la jaquette de la cassette) est un grand spécialiste du fantastique d’épouvante. On lui doit «Massacre à la tronçonneuse», «Le crocodile de la mort», « Massacre dans le train fantôme», «Poltergeist», «Lifeforce», «L’invasion vient de Mars» et, très prochainement, «Massacre à la tronçonneuse 2» ! Ici. il oublie son goût pour le gore et la violence ouverte pour créer une très efficace et très subtile atmosphère macabre et envoûtante. La ville de Salem est frappée par une malédiction u : un vampire y exerce sa noire domination. Un écrivain à succès (interprété par David Soul, le blond Hutch du feuilleton «Starsky et Hutch») et un jeune homme décident de combattre le vampire et son « âme damnée» interprétée, avec une époustouflante maestria, par James Mason.